Présentation des chiffres de la rentrée 2020

Aujourd’hui l’AFNEG dévoile la 5ème édition de l’indicateur du coût de la rentrée des étudiant.e.s en géographie. Cet indicateur, vise à estimer la moyenne des frais qu’un.e étudiant.e. devra débourser pour étudier, dans des conditions optimales sans restriction, pour sa rentrée. Il se base sur un profil unique, un.e étudiant.e de 20 ans en licence de géographie, non boursier.ère, vivant seul.e. Cet indicateur est en partie commun à celui réalisé par la Fédération des Associations Générale Étudiantes, la FAGE.

La fin de l’année universitaire 2019-2020 aura été déstabilisante pour nombre d’étudiant.e.s. La crise sanitaire à eu des conséquences néfastes physiquement et moralement pour la jeunesse. Ce contexte dans lequel s’inscrit ce coût de la rentrée est important à prendre en compte. Parce qu’il était plus compliqué de trouver des jobs saisonniers, parce que certain.e.s étudiant.e.s n’ont pas trouvé de stage, parce que certain.e.s ne trouveront pas d’alternance… Si c’est toute la société qui vit une période économiquement difficile, les étudiant.e.s un public déjà précaire, vont encaisser des coups durs.  

Pour la rentrée 2020 beaucoup de frais augmentent. Les loyers et les charges, les transports, le matériel pédagogique, la CVEC, les produits de consommation… Ces derniers sont également impactés par la crise liée à la COVID-19. De plus nous retrouvons cette année des frais importants spécifiques aux étudiant.e.s en géographie. Retrouvez notre analyse détaillée dans notre dossier de presse, téléchargeable en bas de cette page.

 

Les Focus

Nous avons choisi trois focus en particulier cette année. 

Les frais supplémentaires liés à la crise sanitaire, notamment l’achat de masques, qui seront obligatoires dans les universités à la rentrée. Ce coût inhabituel venant s’ajouter au coût déjà élevé des produits de consommation pèseront sur le budget des étudiant.e.s. Nous serons attentif.ve.s à ce que les universités prennent en charge ce coût.

Deuxième point le bien-être étudiant, grandement affecté par le confinement. Il est important que les étudiant.e.s ne sacrifient pas leur loisirs pour se nourrir ou pour se déplacer. Ces loisirs vont être garants du bien-être des étudiant.e.s et donc de leur réussite scolaire. De plus certain.e.s étudiant.e.s étaient déjà dans des cas d’isolement avant le confinement. Ce dernier a aggravé la situation et il est important de soutenir les associations étudiantes pour recréer du lien entre les étudiant.e.s dès la rentrée. 

Pour finir, nous avons fait un focus sur les transports. En effet nombre d’étudiant.e.s prennent encore la voiture lorsqu’ils.elles n’habitent pas dans leur ville d’études, ce qui, en plus du coût que cela représente et du temps de déplacement, a un impact sur l’environnement. Les transports en commun représentent également un coût important. Il faut diminuer les tarifs des étudiant.e.s pour les déplacements en train et en bus afin de baisser le poids des transports dans le budget des étudiant.e.s. Ces derniers étant nécessaires, cela impact directement leur alimentation ou leur loisirs, qui comme nous l’avons dit sont liés à leur bien-être. 

Il faut également améliorer la circulation des mobilités douces dans les villes et faciliter l’accès à un vélo pour chaque étudiant.e.

Les dépenses spécifiques aux étudiant.e.s en géographie

Pour les coûts spécifiques aux études nous incluons des ouvrages, du matériel de cours, un ordinateur suffisamment puissant pour faire tourner des logiciels de SIG et une licence de dessin assisté par ordinateur. Les frais liés à ce matériel sont en effet ceux nécessaires si un.e étudiant.e. souhaite travailler dans les conditions les plus optimales possibles. 

Une forte inégalité entre étudiant.e.s va se former entre les étudiant.e.s pouvant assurer ces frais, et celles et ceux ne pouvant pas. 

On observe également une forte disparité entre les coûts des sorties de terrain dans les universités. Ces sorties sont nombreuses et importantes dans les licences de géographie pour l’acquisition de compétences qui serviront à la recherche de stage ou la candidature en master. Cependant ces sorties obligatoires sont parfois à la charge de l’étudiant.e.s pouvant lui coûter plusieurs dizaines d’euros chaque année. Certaines universités prennent en charge ces coûts mais alors les sorties sont souvent de moindre importance.

Il y a de forts investissements à faire dans les départements de géographie et les UFR de sciences humaines et sociales de manière globale afin que chaque étudiant.e ait les mêmes chances de réussite peu importe son budget.

Retrouvez notre Dossier de Presse sur le coût de la rentrée 2020