Recherche de stage : le processus à suivre

Nous voilà fin octobre et c’est le moment où commence la recherche de stage pour beaucoup d’étudiant.e.s. Si vous êtes dans ce cas, vous êtes au bon endroit.

Trouver un stage demande à la fois d’être méthodique et patient.e. Pour cela, il est nécessaire de maîtriser certains outils de candidature tels que la rédaction d’une lettre de motivation avec des éléments spécifiques à chaque offre ainsi qu’un CV adapté. L’ajout éventuel d’un portfolio dans le dossier de candidature peut permettre de valoriser les travaux réalisés dans le cadre de projets universitaires ou personnels. Ce dernier peut également être mis à disposition sur votre profil LinkedIn.

Une étape importante de votre cursus

Tout au long du cursus universitaire, de la licence au master, le stage fait pleinement partie du développement des compétences personnelles requises dans le cadre de l’obtention d’un diplôme. En licence, le stage n’est pas toujours obligatoire mais permet tout de même une première insertion spécialisée dans le monde professionnel. Cette première expérience permet également d’orienter les futurs choix de stage et de masters, lors de la poursuite d’études, cette première démarche de candidature n’est donc pas à prendre à la légère.

Selon le master, le stage peut être optionnel mais cela reste tout de même rare. Il existe généralement un stage en Master 1 qui d’une durée de quatre (4) mois minimum, puis un second stage en Master 2, couramment appelé “stage de fin d’études” qui vise à définir définitivement l’orientation professionnelle souhaitée. Ce dernier stage dure six (6) mois à minima. 

La quête du stage idéal est une étape décisive dans le parcours académique. Mais face à une offre souvent restreinte dans certains secteurs d’activités et face aux exigences des recruteur.euse.s, il n’y pas de secret : il faut s’y prendre méthodiquement.

Pour la majorité des étudiant.e.s, il est important d’ouvrir largement son champs de recherche dans un premier temps, en recensant tout de même les offres et/ou les entreprises pouvant répondre à un besoin en tant que futur stagiaire, même si ne traitant pas des sujets souhaités.. Néanmoins, bien que cette méthode puisse permettre de trouver plus vite, elle ne permet pas vraiment de trouver un stage qui correspond aux attentes de l’étudiant.e concerné.e. En effet, avant d’entamer la recherche d’un stage, il faut tout d’abord cibler précisément le(s) domaine(s) d’étude et les structures qui peuvent être intéressantes, et qui correspondent au mieux au parcours professionnel ou académique envisagé. 

De quelle manière candidater aux offres ?

Dans l’idéal, pour chaque candidature les documents doivent être adaptés comme la lettre de motivation qui doit être personnalisée en fonction de la structure visée et des missions proposées. Tout comme la lettre de motivation, le CV peut aussi être modifié de manière à mettre en avant des éléments différents pour chaque candidature. Il est déconseillé de réaliser son CV sur Canva. Ces formats de CV sont écartés lors de la lecture par les algorithmes ATS qui dégrossissent le nombre de candidatures avant d’être analysées par les recruteur.euse.s.

Selon la spécialité envisagée (urbanisme, environnement, géopolitique, géomatique, etc.), il peut être intéressant de concevoir un portfolio réunissant quelques projets académiques ou personnels : c’est un excellent moyen de prouver concrètement ses compétences aux recruteur.euse.s. 

Pour maximiser les chances de réponse, le profil LinkedIn est un outil intéressant afin de valoriser son profil auprès des structures, il faut alors veiller au fait qu’il soit complet et détaillé. Il est ensuite conseillé de varier les méthodes de recherche : en explorant les plateformes spécialisées : Indeed, Welcome to the Jungle, Emploi-Environnement, etc. En bonus, l’ajout d’un QR Code vers le profil LinkedIn peut être ajouté sur le CV. Celui-ci ne doit pas prendre trop de place mais permet de faire le lien vers l’ensemble des informations complémentaires (non essentielles) qui ne peuvent pas apparaître sur le CV.

Beaucoup d’opportunités ne se retrouvent pas nécessairement sous forme d’offres consultables en ligne. C’est pourquoi, il est possible d’ envoyer des candidatures spontanées à des structures ciblées, ces candidatures peuvent se faire par voie postale, par le biais d’un formulaire en ligne ou bien simplement par email. De nombreux salons de professionnels sont organisés tout au long de l’année (GéoDataDays, Géo Evénement, Salon des Maires, etc.). Ces événements sont également des leviers pour réaliser des candidatures spontanées permettant également de découvrir de nouvelles structures, d’échanger sur des thématiques spécifiques avec des professionnel.le.s. Les réseaux alumni des formations (ancien.ne.s diplômé.e.s de la formation) et de des universités sont aussi bénéfiques pour la recherche de stage. 

Enfin, il ne faut pas négliger les stages internationaux dans les pays ayant des partenariats avec les universités (ou non) Il peuvent se faire dans de nombreux pays dont les pays francophones (Belgique, Suisse, Luxembourg, Québec) : vous pouvez notamment prétendre à la bourse Erasmus+ Stage pour financer votre mobilité ! 

En conclusion

Une fois les candidatures envoyées, le suivi est essentiel : il ne faut pas hésiter à relancer les recruteur.euse.s en respectant un délai de deux à trois semaines entre chaque prise de contact. Si un numéro de téléphone est disponible, il est préférable de privilégier un appel direct pour montrer sa motivation. De même, dans l’éventualité d’une identification d’un.e membre de l’équipe ou d’un.e responsable du recrutement au sein de la structure visée sur LinkedIn, il est possible de prendre l’initiative d’entrer en contact avec lui.elle pour échanger sur le poste.

Et enfin armez vous de patience et bon courage !

Article rédigé par Nejma Lahboub

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