Orientation

Le système LMD, c’est quoi ?

Le système LMD (Licence Master Doctorat) fait partie des principes du processus de Bologne lancé en France en 2001.
Il porte le nom des désormais trois grades, Bac +3, +5, +8 de l’Enseignement Supérieur. L’adoption de ce schéma répond avant toute chose à l’exigence d’intégration et d’harmonisation européenne, puisque ces niveaux sont communs à toute l’Europe. Néanmoins les descripteurs de Dublin prévoient un niveau licence (bachelor) à 180 ou 240 ECTS, un master à 60 ou 120 ECTS.

Désormais les formations sont organisées en semestres ayant des unités d’enseignement (UE).
Elle permettent d’obtenir des crédits ECTS accumulables et transférables à travers l’Europe.

Les principes généraux du processus de Bologne prévoient également la mise en place d’un supplément au diplôme.

La licence générale

La licence, premier diplôme après le bac, est probablement le diplôme qui a le plus évolué ces dernières années. La licence est un diplôme en 3 ans (L1, 2 et 3), soit 6 semestres. Chaque semestre contient un certain nombre d’UE (Unités d’Enseignements) auxquelles sont adjointes des ECTS (European Credit Transfer System) sensés pouvoir permettre la reconnaissance de la validation des compétences développées dans ces UE partout en France, mais surtout à l’étranger (en cas de mobilité internationale). Une UE validée l’est définitivement, il n’est donc pas nécessaire de la valider de nouveau en cas de redoublement.

Elle vise à permettre l’acquisition de compétences généralistes, avant une spécialisation qui intervient en Master. La licence de géographie comporte donc des enseignements fondamentaux : histoire de la discipline, espaces urbains et ruraux, géographie physique, démographie, cartographie, statistiques, etc.

Via des choix de “parcours” au fil de la licence, les étudiants s’orientent progressivement vers…

– l’aménagement du territoire, l’environnement, l’urbanisme, le développement local ou territorial, l’enseignement (licence bi-disciplinaires d’histoire et géographie puis Master),

– la recherche (licence de géographie générale puis master à dominante “recherche”),

– différents concours de la fonction publique et les métiers de l’administration.

→ La première année de licence est plus une année de remise à niveau et de découverte disciplinaire (L1 dite « portail »),

→ La seconde année constitue l’année d’approfondissement de la discipline

→ Et la troisième année correspond à la spécialisation.

Suivant ce schéma les débouchés au niveau de la licence correspondent essentiellement à des emplois de techniciens, aussi bien dans des cabinets d’études que dans d’autres entreprises ou dans des institutions publiques. La licence permet également de passer les concours de la fonction publique de catégorie B (autre lien).

Vous trouverez sur les liens une cartographie des Départements de Géographie en France.

La licence professionnelle

Une licence professionnelle (troisième année de licence) prépare spécifiquement à une insertion professionnelle rapide à la sortie du premier cycle de l’université. C’est une licence particulière régie par un arrêté datant du 17 novembre 1999 :

– La licence professionnelle est conçue dans un objectif d’insertion professionnelle.
– Elle porte une dénomination nationale correspondant aux secteurs professionnels concernés (pour les géographes : Aménagement du territoire et urbanisme / Systèmes informatiques et logiciels)
– Le grade de licence est conféré aux titulaires d’une Licence Professionnelle.
– La Licence Professionnelle est conçue et organisée dans le cadre de partenariats étroits avec le monde professionnel.
Pour y entrer, les étudiants doivent justifier d’un bac + 2 dans un domaine de formation compatible avec celui de la Licence Professionnelle. Le cursus de la licence professionnelle articule et intègre enseignements théoriques, enseignements pratiques et finalisés, apprentissage de méthodes et d’outils, périodes de formation en milieu professionnel, notamment stage et projet tutoré individuel ou collectif. Même si la Licence Professionnel bénéficie d’un caractère hautement professionnalisant, elle peut permettre une poursuite d’études en master.
Les formations de licence professionnelle en géographie et métiers du territoire sont bien présentes sur le territoire français : une soixantaine de formations préparent à une insertion professionnelle dans les domaines de la géomatique (information géographique), l’environnement, du développement urbain ou rural.
Vous trouverez en cliquant sur les liens une cartographie et un référencement par thème de toutes les Licences professionnelles proposées dans les Établissements publics d’enseignement supérieur français.

Le master

Dans le système universitaire français, avec l’allongement de la durée des études, la « norme » devient de plus en plus le bac +5. De nos jours d’ailleurs, il faut savoir qu’environ 10% des étudiants finissent leurs études après 25 ans. L’étudiant qui choisit la licence doit donc le faire en connaissance de cause et être conscient, d’entrée de jeu, qu’il lui faudra ensuite faire un Master pour pouvoir se prévaloir d’une formation complète débouchant sur une véritable insertion sociale et professionnelle.

Le cursus Licence-Master est d’ailleurs l’occasion de partir étudier à l’étranger, en mobilité internationale. Partir ne serait-ce qu’un semestre à l’étranger, pour suivre des cours ou dans le cadre d’un stage, constitue une expérience très forte tant sur le plan personnel que professionnel. Elle est toujours extrêmement appréciée des employeurs car montrant la capacité d’ouverture, de curiosité, d’initiative d’un étudiant. Il faut également se souvenir que si l’entrée en première année de Master est de droit pour un étudiant sortant de licence d’un même établissement, le passage du M1 au M2 se fait via une sélection sur dossier. Il est donc fondamental de choisir son Master en connaissance de cause.

Pour un étudiant, concevoir son projet d’études supérieures nécessite donc de penser de plus en plus « sur 5 ans », en tenant compte certes de sa capacité à réussir ses études mais aussi, et c’est très important, de ses envies et de son intérêt pour le domaine d’étude et les milieux professionnels qui y sont liés. Mais rassurez-vous, vous pourrez construire votre parcours au fur et à mesure et changer d’avis en cours de route : l’important est de savoir vous situer dans votre parcours !

Les Masters s’articulent aujourd’hui tous en lien avec le monde de la recherche et de la recherche & développement. Les étudiants sont ainsi systématiquement amenés à réaliser des stages, que cela soit dans le public, le privé ou le milieu associatif. Cela leur permet de voir concrètement comment ils peuvent mettre leurs compétences en application, sur le terrain, avec des professionnels. Dans le choix de son Master, l’étudiant doit également se constituer un parcours qui lui est propre, qu’il choisira souvent entre une vision « fondamentale » (vers un doctorat) et une vision « appliquée » des compétences qu’il va développer lors de sa formation vers une entrée dans la vie active.

Il faut également savoir que les passerelles vers ou hors de l’université sont nombreuses. On peut facilement intégrer un cursus universitaire de Licence en bénéficiant d’une validation d’acquis à la sortie d’une classe préparatoire, d’un BTS ou d’un DUT. De même, après l’obtention d’une licence il est possible d’intégrer des instituts d’urbanisme ou encore des masters d’écoles d’ingénieurs.

Le master est une spécialisation dans un des champs disciplinaires de la géographie, et permet de prétendre à des emplois de cadre supérieur (secteur privé ou même milieu associatif) ou de passer les concours de la fonction publique de catégorie A (attaché territorial, par exemple) (autre lien).
Intérêt des stages ?
Les masters de géographie comprennent souvent des stages. L’étudiant est donc amené à mettre en pratique ses connaissances et développer de nouvelles compétences, et ce durant son cursus. Dans le cas d’un stage dans le secteur privé (bureau d’études, par exemple), la structure accueillant le stagiaire peut proposer un CDD à la suite de la mission professionnelle. Dans bien des cas, ce premier contrat peut se transformer en CDI.

Vous trouverez en cliquant sur les liens Cartographie des Masters et plusieurs référencement par thème de tous les Masters proposées dans les Établissements publics d’enseignement supérieur français.

Doctorat et Recherche

L’AFNEG soutient les positions de la FAGE sur la nécessité d’améliorer la situation des doctorants en France ainsi que de mener un travail de valorisation sur le troisième cycle.