L’insertion professionnelle des étudiants en Sciences Humaines et Sociales (SHS) est au cœur de l’actualité universitaire depuis plusieurs mois déjà. En témoignent, les deux rapports d’étapes remis en janvier puis mars 2010 par le Conseil pour le Développement des Humanités et Sciences Sociales. Mis en place pour une période d’un an, l’un des objectifs du Conseil est de « clarifier les enjeux de formation et d’insertion des diplômés issus des disciplines de sciences humaines et sociales ».

En visite à l’Université Lille 3 il y a quelques jours, Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, annonçait une labellisation des actions en faveur de l’insertion professionnelle des étudiants en SHS menées conjointement par les Universités et les entreprises. L’ouverture de nos filières à l’entreprenariat vient renforcer les débouchés existants de nos formations : le secteur public, la recherche ou encore l’enseignement…

L’AFNEG (géographes), la FENEPSY (psychologues) et la FFAEH (historiens), associations étudiantes nationales membres de la FAGE, ne peuvent que saluer cette initiative. Nous ne pouvons toutefois pas nous contenter d’un nouveau dispositif de revalorisation des SHS alors que d’autres moyens techniques existent et sont trop peu utilisés.

Il convient de mettre réellement en application des dispositifs tels que le « supplément au diplôme » (cf. Art 2 – Décret n° 2002-482) parallèlement à cette labellisation. Nos formations développent de nombreuses compétences souvent ignorées par le monde professionnel, notamment dans le secteur privé. Nos diplômes n’ont en effet que peu de lisibilité auprès recruteurs.

Or, ce supplément au diplôme n’est toujours pas utilisé dans les faits dans la plupart des Universités françaises, surtout en ce qui concerne les diplômes au niveau Licence et Master à mention sciences humaines. La généralisation et la mise en place effective de ce supplément au diplôme créé dès 2007 serait déjà un progrès conséquent pour améliorer l’insertion professionnelle dans les filières concernées. Les associations étudiantes le martèlent d’ailleurs depuis sa création.

Enfin, le recours aux anciens étudiants désormais insérés dans la vie professionnelle constitue un outil intéressant permettant de cartographier les compétences de ces formations et de les exprimer de manière lisible auprès des professionnels. La FAGE par l’intermédiaire de l’AFNEG, la FENEPSY et la FFAEH, se tient à disposition pour faciliter la mise en place de ces labels, ainsi que pour proposer d’autres outils de revalorisation des SHS.

Communiqué de presse :CDP_SHS-et-insertion-professionnelle_220610-SHS